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TEGPOS

Depuis 2010, l’agence développe une réflexion autour du TEGPOS, territoire à Energie Globale Positive. Au-delà de la préoccupation bâtimentaire et de la focalisation sur la simple énergie blanche il s’agit de quitter l’idéal d’autonomie performancielle du BEPOS, bâtiment à énergie positive, pour le partage du bien commun et la valorisation des multiples énergies présentes sur un territoire.

Eblanche + Egrise + Ecinétique +Esociale + Ecréative + Echang. d’état + E€ > 0

LES TERMES DE L’ÉQUATION ACTUELLE
Aujourd’hui, la réponse au développement durable, se focalise uniquement sur deux aspects : L’énergie blanche et à la seule échelle du bâtiment neuf pour lesquels le curseur énergétique est poussé toujours plus loin, dessinant une logique de bâtiments autonomes et isolés.


Projetée pour 2020, le BEPOS prône la performance absolue pour tous dans un label d’autonomie performancielle. Mais somme-nous sur la bonne voie ? Quelle ville dessinons-nous ? Quel modèle de vivre ensemble cela entend ?

DU BÂTIMENT AU TERRITOIRE.

BEPOS, les limites d’un modèle
L’indépendance énergétique, la capacité à ne pas dépendre des réseaux, de la ville et de l’environnement climatique d’un lieu permet de s’absoudre des contingences d’un contexte actuel ou futur. Pour cela, le BEPOS rentre parfaitement en adéquation avec les valeurs d’une société occidentale et individualiste. Chaque bâtiment se retrouve indépendant et en autonomie vis-à-vis de l’avenir incertain d’une planification urbaine.
Un bâtiment BEPOS façonne la ville, compacte pour limiter ses surfaces d’échanges, très lâche ou chaque bâtiment doit se distancer voire se défier de l’autre pour conserver ces potentiels d’énergie renouvelables. Lié à la contingence du dessus et du dessous, il doit pouvoir compter sur son sous sol et son accès à la lumière pour optimiser ses performances (géothermie/héliotropisme etc..). Au sein même de cette logique, un bâtiment BEPOS peut devenir BENEG (Bâtiment à énergie négative) selon l’évolution des formes urbaines environnantes. Il n’y a pas de co-écriture de la ville.

Est-ce là l’idée de solidarité ou de bien communs ? Ne peut-on pas imaginer à nouveau des logiques de compensation capables de s’adapter et de construire avec l’existant pour inventer des villes multiples, surprenantes, favorisant l’échange, solidaires,… et singulières ?

L’INVERSION DU PARADIGME

Le Territoire à Energie Globale POSitive
Appréhender la ville de façon systémique implique de ne plus penser le projet au travers de son seul périmètre mais de l’envisager à travers les liens qu’il génère. La ville ne saurait être réduite à une simple superposition de projets autonomes : ce qui importe ce sont bien les liens entre ces objets, les interfaces, l’espace public, les perspectives et les vues offertes, le regard porté sur l’objet davantage que l’objet lui-même, etc. L’ensemble des projets de transformation d’un territoire doivent pouvoir offrir des services, générer des externalités positives à des échelles qui dépassent leur seul cadre d’étude.  Le nouveau quartier se nourrit de son territoire et nourrit son territoire, il devient une nouvelle ressource.

Et si la question fondamentale de l’aménagement durable, c’était : Que peut-on mettre en commun, qu’est ce que l’on peut partager? Le partage des ressources devient la base d’un nouveau contrat social.

DU BEPOS AU TEPOS POUR LA VILLE DURABLE ÉQUILIBRÉE, MUTUALISÉE, SOLIDAIRE.

De l’énergie blanche aux énergieS
Une nouvelle équation vertueuse s’opère entre l’énergie blanche liée à l’usage réglementaire et aux compensations, l’énergie grise liée à la fabrication, l’énergie cinétique liée à la mobilité, aux déplacements, l’énergie sociale liée aux services, l’énergie créative dans ses dimensions culturelles, l’énergie du changement d’état liée à l’évolutivité, l’énergie économique… soit :

Eblanche + Egrise + Ecinétique +Esociale + Ecréative + Echang. d’état + E€ > 0

DU NOUVEAU CONTRAT SOCIAL A L’INVENTION D’UNE NOUVELLE RÉGLEMENTATION
Afin d’inciter les acteurs et élus locaux et de partager et d’afficher les ambitions d’un territoire, le TEGPOS se doit de devenir un label. Ainsi l’équation se mesurerait au travers d’un indicateur commun que nous pourrions appeler « Kw DD » pour lesquels des Kwh d’énergie blanche, grise ou cinétique équivalent à des unités d’énergie sociales, créative, changement d’état ou cout global. Cette équation serait pondérée, d’une part par les spécificités d’un contexte dans des logiques incitatives ou solidaires à l’échelle nationale, d’autre part prendrait en compte le risque lié à l’innovation dans des capacités dérogatoires.

Du BEPOS au TEGPOS : Ou la ville durable spécifique, endogène, équilibrée, mutualisée, solidaire ; Pour un autre modèle de vivre ensemble…



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